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CFAI : Conseil Français des Architectes d'Intéri

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CFAI: Conseil Français des Architectes d'Intérieur.

En 1981 l'OPQAI, association loi 1901, naît d'un accord entre le Conseil National de l'Ordre des Architectes(CNOA) et le Syndicat National des Architectes d'Intérieur (SNAI) avec l'appui des pouvoirs publics. Il engage alors un processus de reconnaissance du concept d'architecture intérieure en définissant les référentiels de formation. En 2000, cette association devenue autonome et indépendante de tous syndicats ou associations se transforme en Conseil Français des Architectes d'Intérieur (CFAI).
Le rôle du CFAI est triple :
- Définir les compétences et les règles professionnelles des architectes d'intérieur,
- Organiser la sélection des professionnels qui peuvent exercer sous ce titre
- Motiver la qualité des formations qui préparent à cette profession.
Pour les professionnels, la certification délivrée se situe à deux niveaux :
- un certificat de capacité délivré pour trois ans aux jeunes professionnels diplômés des écoles reconnues: la licence d'exercice.
- un certificat de reconnaissance des compétences permettant d'exercer les missions d'architecture intérieure.
Pour les établissements d'enseignement, la certification délivrée se situe à deux niveaux :
- un suivi des programmes pédagogiques et des intitulés d'enseignement.
- un suivi des diplômes par participation régulière aux jurys.
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Le CFAI pourquoi ?
La vocation de l'architecte d'intérieur est de participer à tout ce qui concerne l'acte de créer et d'aménager les espaces intérieurs tels qu'ils sont définis au troisième alinéa de l'article 4 de la loi sur l'architecture du 3 janvier 1977.
Le CFAI a pour objet de garantir aux utilisateurs la compétence professionnelle des architectes d'intérieur. Il assure la reconnaissance et la protection d'une compétence professionnelle individuelle ainsi que du mode d'exercice par un contrôle annuel de chacun de ses adhérents.
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L'origine du CFAI
Lors de la mise en application de la loi sur l'architecture en janvier 1979, le Conseil National de l'Ordre des Architectes, responsable de cette application et chargé de veiller à l'intégrité de la profession, se trouve devant le problème des architectes d'intérieur.
Qui sont ces professionnels ?
On estime alors à 2500 le nombre de ceux qui, susceptibles à tort ou à raison d'adopter cette appellation non contrôlée, risquent ainsi de brouiller le titre d'architecte que la loi protège.
Deux organisations syndicales coexistent
Le Syndicat National des Architectes d'Intérieur (SNAI), environ 400 membres, admis après examen de leurs oeuvres par une commission d'experts sous réserve qu'ils exercent de façon indépendante selon une déontologie codifiée par le syndicat.
Le Syndicat des Architectes d'Intérieur et Décorateurs de France (SAIDF), moins de 100 membres, dont un certain nombre exerce leur métier sous forme commerciale au sein d'un magasin de décoration. Aucun de ces organismes n'a le pouvoir de légitimer un titre d'architecte d'intérieur.
Devant une catégorie professionnelle peu identifiable, le CNOA décide donc d'interdire sans nuance l'usage de ce vocable susceptible de dévaloriser la fonction d'architecte.
Au travers du vocabulaire, c'est la notion même d'architecture intérieure qui est attaquée ou confisquée; aussi sous la menace, le SNAI, héritier d'une longue démarche de clarification de cette notion et fort de l'intégrité de ses intentions, réagit et parvient à persuader le CNOA de négocier la cause d'une profession fondée sur deux réalités incontestables : Pratique et formation.
En deux mots il s'agit de se convaincre mutuellement que, si l'espace interne et l'espace externe ne sont pas à priori du ressort de deux actes professionnels différents, la conception des espaces internes peut être qualifiée d'architecture, même lorsqu'elle est pratiquée par ceux qui en ont fait leur spécialité... Et qu'il n'y a pas grand danger à accorder à ceux-ci au moins le titre d'architectes d'intérieur.
Il s'agit aussi de ne pas nier ou de priver de sa substance un enseignement spécifique délivré dans des écoles réputées, privées ou publiques,aux programmes proches dans leur durée et dans leur contenu des études d'architecture, et puisant aux mêmes sources.
En 1981 un accord est conclu : Le SNAI s'engage vis avis du CNOA à démontrer l'authenticité d'une profession capable d'intervenir dans son domaine particulier, à compétence égale avec les architectes sur les plans créatif, technique et déontologique.
C'est le rôle qui fut attribué à l'OPQAI, premier acte d'une reconnaissance officielle des architectes d'intérieur en France. Vingt ans plus tard, le CNOA convaincu de la maturité de la profession d'architecte d'intérieur, décide de se retirer des instances de l'OPQAI qui devient alors le CFAI.
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L'indépendance du CFAI
Association régie par la loi de 1901, le CFAI tout comme l'OPQAI précédemment, n'a aucune perspective lucrative et son rôle se limite à la reconnaissance d'une compétence professionnelle individuelle. Il ne s'agit pas d'une qualification d'entreprise : L'importance institutionnelle, économique ou financière des structures d'exercice des candidats n'entre pas en ligne de compte.
Le CFAI est ouvert à tout praticien de l'architecture intérieure quelle que soit son origine ou son appartenance à une quelconque organisation. Fondé par le CNOA et le SNAI, auxquels se sont joints de nombreux adhérents du monde de l'enseignement, le CFAI définit sa propre politique et agit en toute autonomie. Depuis mars 2001, le CFAI s'est rendu totalement indépendant des structures qui l'ont fondé et son conseil d'administration comporte, à égalité de droit de vote, plusieurs associations de professionnels, des établissements d'enseignement et les représentants élus des régions administratives.
Les commissions de reconnaissance de compétence sont constituées, sans considération d'appartenance syndicale ou professionnelle que ce soit, d'architectes, d'architectes d'intérieur et de personnalités reconnues pour leurs qualités morales, intellectuelles et artistiques, et pour leur indépendance. Cette triple participation permet d'échapper au corporatisme étroit et surtout à la mystification de l'autoqualification. Près de 1 500 cas ont été examinés par ces commissions et plus de mille professionnels ont été ainsi qualifiés sur dossier. De plus, près de 900 étudiants issus des écoles dont le diplôme est validé par le CFAI, ont vu leurs compétences certifiées par simple inscription à l'issue de leurs études.
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Comment se repérer parmi les écoles d'architecture intérieure ?
Pas de réglementation ni de contrôle comme chez les architectes. Chaque établissement définit le contenu de sa pédagogie en toute indépendance. En 2000, on dénombrait 77 établissements faisant référence à cette discipline... Cette liberté n'est favorable que si les objectifs de la formation correspondent à une notion non équivoque de l'architecture intérieure. Malheureusement de nombreuses formations courtes abusent les étudiants en prétendant délivrer une réelle compétence en deux ou trois années.
Depuis son origine le CFAI, comme l'OPQAI auparavant, ont été les seuls organismes de coordination entre les écoles, observant les systèmes pédagogiques et analysant leurs résultats. Cette action engagée bénévolement sans esprit de coercition visait à reconnaître les formations capables de répondre aux critères de qualification et à favoriser leurs performances vis à vis des écoles européennes ou des U.P. d'architecture offrant, elles aussi, une formation en architecture intérieure. Depuis juin 1996 ce travail d'analyse s'appuie sur la Charte de la formation des architectes d'intérieur. Cette dernière, élaborée par des spécialistes de ces enseignements, sous l'égide de la Direction de l'Architecture, a reçu le soutien de la plupart des associations professionnelles. Ce document ne se substitue pas aux écoles dans l'organisation de leurs programmes, il leur propose un cadre de référence qui traduit rigoureusement la spécificité d'une formation et la compétence précise qui doit en résulter.
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